Les discussions autour du régime forestier pourraient reprendre la semaine prochaine

Société de Communication Atikamekw Montagnais
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Publié le 05 septembre 2025

Le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Publié le 3 septembre à 15 h 52 HAE

Les discussions entourant le projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier pourraient reprendre aussi tôt que la semaine prochaine, selon le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière.

Le projet de loi 97 a été mal reçu par plusieurs intervenants au cours des derniers mois, dont les membres des Premières Nations. Québec avait d'ailleurs promis de retourner à la table à dessin face aux nombreuses contestations.

Alors qu'il était de passage plus tôt cette semaine au Lac-Saint-Jean et à Opitciwan pour y faire des annonces, Ian Lafrenière s'est dit conscient que la refonte du régime forestier a été mal accueillie par plusieurs intervenants, dont les Autochtones.

Le ministre a dit avoir senti les préoccupations des intervenants lors d’une rencontre tenue à La Tuque récemment en compagnie de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina.

<Les gens réagissent [au] régime qui est appréhendé. Il y a eu beaucoup de discussions là-dessus. Il y a des termes clairs qui sont revenus.>

- Une citation deIan Lafrenière, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit

S'il reconnaît qu’il y a beaucoup de travail à faire à l’interne, Ian Lafrenière assure que la reprise des discussions entourant de futurs amendements se déroulera en collaboration avec des représentants du milieu forestier et des Premières Nations.

L’engagement qu’on a pris, c'est qu'on a écrit à l’APNQL, au CNA [Conseil de la Nation atikamekw], avec les conseils de bande et les familles, en disant que dès cette semaine, on est prêts à s'asseoir ensemble et puis trouver des solutions ensemble. Au lieu de nous proposer des choses, vous dites non. On revient, mais le temps file, a lancé le ministre.

Au Québec, le conflit qui oppose des gardiens du territoire autochtones à l’industrie forestière dure depuis des mois. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada

La semaine dernière, l’Association des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) avait pressé Québec de mettre fin à l’impasse dans ce dossier. L’APNQL a préféré ne pas commenter davantage mercredi.

Plusieurs appels au calme ont été entendus au cours des dernières semaines.

Quand je vais dans certaines régions, j’entends des commentaires. Je me dis que c’est dangereux : il y a un terreau fertile. Alors, on a fait beaucoup de rencontres avec les gens de l’industrie, entre autres, a ajouté Ian Lafrenière.

Le ministre a rappelé qu'il ne gère pas les dossiers concernant la forêt mais plutôt les relations entre Autochtones et allochtones.

J’ai répondu à plusieurs messages d’individus. Je comprends l'exaspération des gens qui vivent de la foresterie et qui se disent : quand est-ce que ça va arrêter? a-t-il expliqué.

Le ministre a rappelé que les blocages autochtones, notamment ceux du collectif MAMO Premières Nations, ne sont pas les seuls sujets de préoccupation en foresterie.

Il a souligné que le contexte économique est difficile avec les États-Unis alors que l’industrie forestière plaide pour une résolution du conflit sur le bois d'œuvre, qui met à mal son secteur d’activité.


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