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MAMO Premières Nations met l’entreprise Domtar en demeure

Publié le 24 juillet 2025

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Le collectif MAMO Premières Nations et les gardiens du territoire ont transmis une mise en demeure à cette entreprise pour coupes illégitimes et droits bafoués sur des terres non cédées.

Parallèlement à cette mise en demeure, la quinzaine de manifestants autochtones ont décidé mercredi soir de lever le blocage forestier devant l’usine Domtar de Saint-Prime, où ils étaient installés depuis dimanche soir. L’un des porte-paroles du mouvement, Guy Paul, a indiqué que d’autres actions auront lieu dans les prochains jours.

Le mandat juridique a été confié à l’avocat Frédéric Bérard, spécialisé en droit constitutionnel. Le collectif autochtone souhaite par cette action faire respecter ses droits ancestraux.

On demande le respect de nos droits ancestraux, on voulait un dialogue et ils n’ont pas écouté. Ça fait trois mois qu’on se bat contre ces coupes forestières et cette semaine, on a décidé de faire une mise en demeure contre Domtar […] On espère le respect, une table de négociation et on défend pour que nos jeunes, la prochaine génération, ne soit pas obligé de faire ce qu’on est en train de faire.

Une citation deDave Petiquay, porte-parole de MAMO Premières Nations

Si Domtar est visée par cette mise en demeure, les militants ont répété qu’ils veulent s’asseoir avec le gouvernement du Québec pour dénouer l’impasse.

C’est le gouvernement le problème en accordant à des entreprises des étrangers alors qu’ils n’ont jamais habité ici. On dit que le gouvernement, s’il veut quoi que ce soit, doit négocier avec MAMO Premières Nations et aux chefs de territoire qui doivent prendre les décisions de gouvernance, a expliqué l’un des porte-paroles du groupe MAMO, Dave Petiquay.

Les militants évoquent les articles 25 et 35 sur les droits des peuples autochtones de la Loi constitutionnelle de 1982 pour l’envoi de cette mise en demeure.

Selon les militants, les coupes forestières en cours se font sans concertation ni respect et causent des ravages irréparables tout en portant atteinte à l’intégrité culturelle, écologique et spirituelle de leur territoire.

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