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La communication, une priorité pour le nouveau chef de Mashteuiatsh

Publié le 05 août 2025

Les élections pour élire le nouveau chef ont eu lieu le 1er août.

Photo : Radio-Canada / Claude Desbiens

Publié hier à 10 h 52 HAE

Le nouveau chef de la communauté de Mashteuiatsh, Jonathan Germain, souhaite que sa communauté reste unie dans les discussions qui concernent le projet de loi 97 sur le nouveau régime forestier.

Avec le projet de loi 97, ça n’a pas été facile dans la communauté. Ça s’est un peu divisé. Pourtant, nous sommes tous du même avis. C’est-à-dire que le projet de loi n’a pas d’allure. Maintenant, comment allons-nous faire pour nous faire entendre au niveau des gouvernements? C’est quelque chose à laquelle il va falloir réfléchir rapidement, a-t-il mentionné en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

Lors de son mandat, il désire maintenir un canal de communication clair avec la population et les différents groupes qui la composent.

J’ai l’intention que quand ce sont de grands dossiers comme ça, qu’on fasse de grands cercles de discussions avec la communauté, qu’on invite les gens à venir nous partager leurs visions, comment on devrait avancer dans ces dossiers qui ne sont pas faciles.

Jonathan Germain ne compte toutefois pas discuter directement avec le collectif Mamo Premières Nations, qui a bloqué plusieurs chemins forestiers en guise de contestation dans les derniers mois, mais il invite les membres du groupe qui font partie de la communauté de Mashteuiatsh à participer aux discussions sur la réforme du régime forestier.

L’ancien conseiller admet que la communauté aura beaucoup de défis à relever dans les prochaines années. Il veut donc rester proche de la population et être transparent. C’est pourquoi il fait de la communication l’une de ses priorités.

Il soutient également avoir une vision différente de celle de son prédécesseur, Gilbert Dominique. Ce dernier, élu en 2021 pour la quatrième fois de sa carrière politique, avait annoncé quitter son poste plus tôt que prévu le 5 mai dernier pour des raisons de santé.

J’aimerais que les directions rendent compte à la population. C’est quelque chose qui ne se faisait pas systématiquement auparavant, sauf lors de la présentation de nouveaux programmes. Je veux donc que l’administration explique les programmes et montre ce qu’elle offre. Ça va peut-être redonner la confiance que les gens peuvent parfois perdre, a expliqué le nouveau chef.

Jonathan Germain lors du dépôt de sa candidature.

Photo : Radio-Canada / Alexis Desnoyers-Muckle

Un gage de confiance

Le nouveau chef a été élu dès le premier tour vendredi dernier. Il a largement devancé les autres candidats, remportant 54 % des voix.

L’ancien conseiller, qui siège au conseil des élus depuis 2013, considère que ce vote prouve qu’il possède la confiance des membres de sa communauté.

Je pense que ça lance comme message que les gens veulent une continuité dans le travail que j’avais entrepris depuis 2013, a-t-il lancé. Je suis quelqu’un de terrain, je suis disponible. Je dois continuer dans cette lignée.

Un conseil à majorité féminine

Le scrutin, qui a eu lieu vendredi dernier, a aussi permis d’élire, pour un mandat de quatre ans, six conseillers au sein du conseil des élus. Il s’agit de Patrick Courtois, Carina Dominique, Sylvie Langevin, Julie Léveillée, Sandy Raphaëlle et Lenny Valin.

Quatre femmes auront ainsi leur siège au conseil. Une excellente nouvelle, d’après Jonathan Germain.

On a vraiment une belle diversité. Je suis vraiment heureux de voir que plusieurs femmes se sont présentées comme candidates lors des élections. J’ai l’impression qu’on va avoir une belle dynamique autour de la table, a affirmé M. Germain.

Le nouvel élu doit d’ailleurs rencontrer ses collègues du conseil, lundi matin, afin de discuter de leurs visions et de leurs projets pour le nouveau mandat.

Un faible taux de participation

Sur une possibilité de 9833 électeurs, 1298 ont exercé leur droit de vote, ce qui représente un taux de participation de 13,2 %.

Le taux de participation est en chute depuis 2017 où 23 % des électeurs s’étaient présentés aux urnes. En 2021, le taux de participation était à 16 %.

Les électeurs pouvaient voter le 1er août.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

C’est très facile à expliquer. Les gens qui deviennent membres de la communauté augmentent. Et souvent, ce sont des gens qui ne connaissent pas nécessairement la communauté. Je veux d’ailleurs aller à la rencontre de ces personnes-là parce que nos membres sont éparpillés partout au Québec, a-t-il expliqué.

Il soutient que bien que le taux de participation semble diminuer, le nombre d’électeurs qui exercent leur droit de vote demeure sensiblement le même d’une année à l’autre.

En effet, en 2017, sur un total de 5407 électeurs, 1255 personnes avaient exercé leur droit de vote. En 2021, 1076 électeurs s’étaient rendus aux urnes sur 6588 électeurs.

Avec des informations de Jean-François Coulombe

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